La pièce est concentrique ; douze portes à hublots ayant l'insonorisation des toilettes d'une salle de concert m'entourent.
Je suis au centre, assis sur l'unique chaise de la pièce, tentant de comprendre les gens qui semblent s'agiter derrière ces portes.
Je les entends tous vouloir me dire quelque chose d'important, je sais, je sens que c'est pour eux, pour moi, pour nous. Impossible de distinguer ce qu'ils essaient de me dire.
Je suis habillé comme un sac, mal rasé, comme d'habitude, il fait chaud.
Je n'arrive pas à me rappeler si mon mal de crâne provient de la soirée d'hier ou si ce brouhaha y est pour quelque chose,
En fait non, il n'y a pas d'air ici, on suffoque
C'est peut-être les deux.
Je ne sais pas quel jour nous sommes, je dois être pas trop vieux.