C.S—Varen

C.S-Varen  ·  Extrait n° 13

L'antre du fleuve

Extrait4 minutes803 mots

Profitez du néant de ce monde sans culpabiliser, mes amis 

Profitez du néant de ce monde sans culpabiliser mes amis, regardez, observez autour de vous.

Cette sorte d’humain par exemple, qui a mis tant de temps à affiner l’image qu’il croit souhaiter renvoyer, afin de ne pas déplaire, mais qui, malgré l’effort, restera, au vu de sa génétique disgracieuse, le vide-ordures de toutes les moqueries sournoises.

Il finira par se pendre, ou à défaut, en forçant le trait, finira par obtenir le rôle d’un petit chef frustré.

Regardez cette jeune femme qui semble ne pouvoir vaciller bien que crédule, pensant pouvoir asservir l’esprit des autres grâce à sa plastique neuve et désirable, se permettant de toiser ceux qu’elle considère comme laids, brandissant cette condescendance que seule une naïve jeunesse autorise.

Elle finira accablée d’elle-même, de son « moi » vide, finalement inexistant, telle une parodie dépendante, sorte de pharmakos.

Regardez ce couple épuisé, basculant, naguère Instagramable, portant un nouveau-né qui hurle sans retenue son désaccord d’être là, leur infligeant un faciès de torpeur, loin des critères acceptables du « paraître » contemporain.

La suite

Le reste est derrière la porte.

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Réservé aux adultes. Le texte complet peut aborder violence, sexualité, addiction ou détresse psychique.