C.S—Varen

C.S-Varen  ·  Extrait n° 22

La licorne enseignante et l'antanaclase finale dont tout le monde se fout

Extrait3 minutes631 mots

Il y a des hommes qui ressemblent à leur chien, d’autres à la matière qu’ils enseignent.

Il est rare de croiser, durant ses années d’études, un ou une prof qui sait vous transmettre autre chose que des faits, des analyses toutes faites. Ils sont las, pour la plupart, souvent par désespoir.

Celui « las » portait bien évidemment des lunettes aux montures improbables, afin de se donner l’air.

Il n’en manquait pourtant pas, la création lui ayant accordé un espace plus que suffisant entre ses deux réceptacles à binocles.

Son crâne arborait une capillarité inégale qu’il tentait de camoufler en se rasant la tête.

Ses tenues vestimentaires, d’une redondance choisie, allaient bien au-delà de la faute de goût, laissant imaginer une enfance moquée encore aujourd’hui.

Ce professeur de lettres, bien qu’extrêmement cultivé, n’avait jamais réussi à comprendre autre chose que ce qu’on avait pu lui apprendre, rendant les outils littéraires abscons pour les jeunes cerveaux dont il avait la charge.

La suite

Le reste est derrière la porte.

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