La première flamme paraissait jeune et vive, inaltérable.
Légèrement isolée, arborant une certaine droiture ainsi qu’un gabarit supérieur aux autres, le cierge que la jeune femme avait choisi en entrant contrastait avec le don qu’elle s’était résignée à faire pour l’obtenir.
Il trônait là, surplombant les autres, élégant, se faisant remarquer sans s’amalgamer, comme s’il ne se souciait que de lui, ne prêtant aucune attention aux autres, usant un peu plus chaque seconde les prières, les souhaits de la jeune inconnue.
Les ombres mystiques qu’il infligeait involontairement à la vierge Marie lui transmettaient une sorte de « souffle de vie », autorisant presque cette statue sans âme à sortir de son état léthargique.
Le visiteur profane qui osait soutenir ce regard, se voyait contraint d’une introspection mystique malaisante, le laissant transi d’effroi.
Le réceptacle à prière était tout aussi vieux que la basilique qui l’hébergeait.
Trois pieds métalliques en forme de pattes de gargouilles improbables, sûrement imaginés par un artisan schizophrène, sur lesquelles reposaient trois formes concentriques ornées de fleurs de lys donnaient à l’ensemble l’illusion d’un tout.